Dispraxie

Lors d’un entretien avec le magazine Vogue en 2008, Daniel a évoqué pour la première fois, le nom de la maladie dont il souffre depuis qu’il est né. Voici des explications pour y voir plus claires :

La dyspraxie est un handicap peu connu, qui concernerait pourtant 3 % à 6 % des enfants. Contrairement à ce que nous pouvons penser, trois quarts des enfants qui sont atteints de ce handicap ne sont pas diagnostiqués. Elle passe souvent inaperçue, car invisible, mise parfois sur le compte d’un retard intellectuel ou de la mauvaise volonté.

Il s’agit d’une altération de la capacité à exécuter de manière automatique des mouvements déterminés, en l’absence de toute paralysie ou parésie des muscles impliqués dans le mouvement. Le sujet doit contrôler volontairement chacun de ses gestes, ce qui est très coûteux en attention, et rend la coordination des mouvements complexes de la vie courante extrêmement difficile, donc rarement obtenue.

Les symptômes varient en fonction du degré de la maladie atteint, et peuvent aller jusqu’à une incapacité de l’individu à faire un geste de la main ou à parler.

A priori, Daniel n’est pas gravement atteint de cette maladie, elle l’empêcherait juste de pouvoir faire ses lacets correctement (comme il l’a déclaré dans une interview).

Les enfants atteints de dyspraxie ont du mal à engager une conversation, et à écrire. Pas de problèmes niveau conversation pour Dan, mais on peut remarquer qu’il signe ses autographes lentement, et il s’excuse même de son écriture maladroite.
En devenant adulte, les problèmes continuent et peuvent concerner la conduite. Dan a déjà déclaré avec humour qu’il ne voulait pas conduire et qu’il n’était pas à l’aise au volant. Les dyspraxiques ont du mal à écrire à l’ordinateur, ce qui le concerne toujours, car il a avoué être très lent dans l’écriture et les arts manuels.

Il n’y a pas de remède contre cette maladie, la seule solution est de passer outre et de se battre afin de prendre sa revanche.

Un homme atteint de dyspraxie a parlé de sa maladie, et on retrouve beaucoup de Dan en lui :

- Les dyspraxiques sont de très grands penseurs, et très créatifs concernant la pensée et l’écriture. Ils utilisent quelque chose d’abstrait pour combler.
- Ils sont doués pour la rhétorique, connaissent un vocabulaire étendu, et sont souvent dotés d’humour contre l’adversité.
- Ils sont très bons avec les enfants, car ils préférent leur compagnie par rapport à quelqu’un de leur âge – rappelons que Daniel a créé l’association Demelza House pour venir en aide aux enfants malades.
- Ils travaillent très durs et veulent surpasser les difficultés que la société leur impose.
- Ils sont rééls, vrais et sincères, et se refusent à se créer une personnalité de toute pièce. Ils veulent être acceptés pour ce qu’ils sont.
- Ils sont souvent très durs envers eux-mêmes, ont très peu confiance en eux et aiment rire de soi.

Aucun doute que Daniel transforme cette faiblesse en une force.